Orchidectomie partielle pour tumeurs testiculaires de petite taille et fertilité masculine : étude rétrospective dans un centre expert
- Tumeurs testiculaires
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- Testicule
- Orchidectomie
- Préservation de la fertilité
- Fertilité humaine
- Évaluation médicale
- Tumeurs du testicule
- Orchidectomie
- Fécondité
- Résultat thérapeutique
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Urologie
- Identifiant : 2025ULILM291
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 02/10/2025
Résumé en langue originale
Contexte L’orchidectomie partielle est indiquée pour les petites tumeurs du testicule, les tumeurs bilatérales synchrones ou sur testicule unique. Les résultats oncologiques apparaissent satisfaisants, mais peu de données sur les résultats fonctionnels existent. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’impact sur la fertilité de la chirurgie d’orchidectomie partielle. Matériels et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, incluant tous les patients ayant bénéficié d’une orchidectomie partielle entre janvier 2008 et décembre 2023. Le critère de jugement principal était l’évolution de la fertilité après orchidectomie partielle, réalisée pour suspicion de cancer testiculaire. La fertilité a été évaluée sur la population générale, puis sur la population infertile. Le critère de jugement secondaire était l’évaluation de la fonction testiculaire endocrine et exocrine en post-opératoire. Résultats Sur les 98 patients inclus, 46% étaient suivis pour une infertilité, 30% avaient une tumeur palpable et 65% avaient une tumeur bénigne. L’âge médian était de 35 ans et la durée de suivi moyenne était de 64 mois. Quarante-deux patients étaient parents avant la prise en charge et 24 ont eu un enfant ou plus durant le suivi post-opératoire. Le nombre d’enfants après la prise en charge était significativement plus élevé (p<0,0001), y compris dans la population suivie pour infertilité (p = 0.001). La concentration en spermatozoïdes (p=0.0134) et la mobilité (p=0.0293) étaient améliorées de façon significative en post-opératoire. La testostérone est restée stable, en regard d’une hausse significative de la LH (p=0,0008) et de la FSH (p<0,0001). Conclusion L’orchidectomie partielle constitue une alternative oncologiquement sûre, permettant de préserver au mieux la fertilité chez les patients porteurs de petites tumeurs testiculaires.
- Directeur(s) de thèse : Nasri, Jordan
AUTEUR
- Miquel, Capucine

