Noradrénaline microdiluée sur voie veineuse périphérique en anesthésie pédiatrique : étude rétrospective monocentrique analysant la sécurité et l’efficacité en fonction de la concentration chez l’enfant de moins de quatre ans
- Anesthésie pédiatrique
- hypotension artérielle
- noradrénaline
- voie veineuse périphérique
- Hypotension artérielle
- Anesthésie en pédiatrie
- Norépinéphrine
- Pharmacovigilance
- Perfusion
- Hypotension artérielle
- Norépinéphrine
- Pharmacovigilance
- Perfusions veineuses
- Langue : Français, Anglais
- Discipline : Médecine. Anesthésie Réanimation
- Identifiant : 2025ULILM270
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 30/09/2025
Résumé en langue originale
Introduction : Le maintien de la tension artérielle est un enjeu important en anesthésie pédiatrique devant la morbidité liée à l’hypotension. L’utilisation de noradrénaline microdiluée (NADMD) sur voie veineuse périphérique (VVP) chez l’enfant en anesthésie est peu documentée, en particulier en ce qui concerne sa tolérance avec un enjeu double qui est d’éviter les effets indésirables cutanés en limitant les apports hydriques liés à la perfusion intraveineuse tout en ayant une efficacité optimale sur la tension artérielle. Objectif : Évaluer la sécurité d’utilisation de la NADMD sur VVP chez l’enfant de moins de 4 ans, son efficacité hémodynamique et les volumes administrés selon la concentration utilisée. Méthode : Étude rétrospective monocentrique incluant les patients de moins de 4 ans ayant reçu de la NADMD sur VVP entre janvier 2017 et décembre 2023 au CHU de Lille. Les données recueillies comprenaient l’âge et le poids des patients, la date de l’intervention, la concentration utilisée, les volumes administrés, les effets indésirables locaux et les durées d’hypotension sous NAD. Une analyse comparative des volumes, des débits et des durées d’hypotension entre les différents protocoles d’administration a été réalisée, à l’aide du test de Kruskal-Wallis suivi d’une analyse post hoc de Dunn et d’une correction de Bonferroni. Résultats : Parmi 23 316 patients opérés, 404 ont reçu de la NADMD et 157 ont été inclus dans l’analyse principale. Aucune extravasation de NAD et donc aucun effet indésirable cutané n’a été observé. L’analyse comparative (n = 135) montre que les volumes administrés sont significativement plus élevés avec les concentrations les plus faibles (4 et 6 μg/ml) par rapport à un protocole basé sur le poids. Aucune différence significative n’a été retrouvée entre les groupes concernant les durées d’hypotension artérielle et le débit massique. Conclusion : La NADMD semble pouvoir être administrée sur VVP de façon sûre chez l’enfant de moins de 4 ans. Toutefois, les concentrations inférieures à 8 μg/mL sont associées à des volumes administrés plus importants. L’utilisation de concentrations standardisées supérieures à 8 μg/mL pourrait permettre de limiter le risque de surcharge hydrosodée, particulièrement chez le nourrisson.
- Directeur(s) de thèse : Bonnet, Vincent
AUTEUR
- Desmyttere, Marie

