Jouer face à l’enjeu : comment l’imagerie mentale de calme et de confiance influencent la précision du service selon le profil émotionnel (anxieux vs non-anxieux) ?
- Imagerie mentale ; tennis ; précision ; stress ; anxiété
- Mental imagery ; tennis ; precision ; stress ; anxiety
- Langue : Français
- Identifiant : ULIL_SMAS_2025_224
- Faculté/Ecole : STAPS
- Date de soutenance : 27/06/2025
- Type de mémoire : Mémoire de Master
- Discipline : EOPS Entraînement et Optimisation de la Performance Sportive
- Parcours : PS Préparation du Sportif : aspects physiques, nutritionnels et mentaux
Résumé
Ce mémoire s’intéresse à l’impact de deux types d’imagerie mentale : l’imagerie de calme et de confiance sur la précision du service au tennis en situation de stress, en fonction du profil émotionnel (anxieux vs non-anxieux) de jeunes joueurs. Dans les moments clés d’un match, la gestion des émotions est déterminante. L’objectif de cette étude est de déterminer si une stratégie d’imagerie adaptée au profil émotionnel du joueur peut améliorer sa performance et sa gestion du stress. Méthodes : L’étude a été menée auprès de 16 jeunes tennismen du pôle compétition du Tennis Union Bondues, répartis en deux groupes (anxieux et non-anxieux) à l’aide du questionnaire STAI suivant la norme obtenue sur leur anxiété trait. Chaque joueur a ensuite suivi 12 semaines d’entraînement en imagerie mentale (6 semaines de calme et 6 semaines de confiance, dans un ordre croisé selon le groupe). Trois temps de mesure ont été réalisés : un pré-test, un test intermédiaire après 6 semaines, et un posttest à la fin des 6 dernières semaines. Les différents points regardés : la précision au service, le stress perçu et l’anxiété état ont été évalués à chaque temps de mesure. L’entraînement consistait en deux séances hebdomadaires d’imagerie mentale de 20 minutes, sur le terrain ou en salle, selon les recommandations du modèle PETTLEP, l’étude de Guillot & Collet (2008) ainsi que la revue scientifique de N. Robin en 2022. Résultats : Les deux types d’imagerie ont globalement permis une amélioration de la précision au service. Toutefois, des différences significatives sont observées selon le profil émotionnel. En effet, chez les joueurs non-anxieux, l’imagerie de confiance a montré une amélioration significative (+13,57 %), tandis que l’imagerie de calme a eu un effet non-significatif (+7,14%). Chez les joueurs anxieux, c’est l’imagerie de calme qui s’est révélée la plus efficace (+13,12 %), alors que l’imagerie de confiance n’a pas eu d’effet significatif (+7,5%). En ce qui concerne la diminution du stress perçu, seule l’imagerie de calme a entraîné des effets significatifs chez les profils anxieux (-35,97%), tandis que pour l’anxiété état, seule l’imagerie de calme a diminué significativement sur le groupe non-anxieux (-7,05%). Conclusion : Ainsi, l’adéquation entre le type d’imagerie mentale et le profil émotionnel semble déterminante. Une approche de préparation mentale personnalisée, tenant compte de ces profils, permettrait d’optimiser la régulation émotionnelle et la performance dans les situations à fort enjeu.
Résumé traduit
This study investigates the impact of two types of mental imagery: calm and confidence imagery on the accuracy of the tennis serve under stress, as a function of the emotional profile (anxious vs non-anxious) of young players. In the key moments of a match, the management of emotions is decisive. The aim of this study is to determine whether an imaging strategy adapted to the player's emotional profile can improve performance and stress management. Methods : The study was carried out with 16 young tennis players from the Tennis Union Bondues competition center, divided into two groups (anxious and non-anxious) using the STAI questionnary according to the norm obtained on their trait anxiety. Each player then underwent 12 weeks of mental imagery training (6 weeks of calm and 6 weeks of confidence, in cross-group order). Three measurement periods were carried out: a pre-test, an intermediate test after 6 weeks, and a post-test at the end of the last 6 weeks. Accuracy, perceived stress and state anxiety were assessed at each time point. Training consisted of two weekly 20-minute guided mental imagery sessions, on court or in the room, as recommended by the PETTLEP model, Guillot & Collet (2008) and N. Robin's 2022 scientific review. Results : Overall, both types of imaging improved on-duty accuracy. However, significant differences were observed according to emotional profile. In non-anxious players, confidence imagery showed a significant improvement (+13.57%), while calm imagery had no significant effect (+7.14%). For anxious players, calm imagery was most effective (+13.12%), while confidence imagery had no significant effect (+7.5%). In terms of reducing perceived stress, only calm imagery had a significant effect on the anxious profiles (-35.97%), while for state anxiety, only calm imagery had a significant effect on the non-anxious group (-7.05%). Conclusion : In conclusion, the match between the type of mental imagery and the emotional profile seems to be decisive. A personalized mental preparation approach, taking these profiles into account, would optimize emotional regulation and performance in high-stakes situations.
AUTEUR
- Vasseur, Léo
