Étude COATI : les anticoagulants dans le traitement d’évènements thromboemboliques veineux chez les patients présentant un cancer broncho-pulmonaire au CHU de Lille
- Evènements veineux thromboemboliques
- cancer broncho-pulmonaire
- anticoagulants
- Maladie thromboembolique veineuse
- Anticoagulants
- Poumon -- Cancer
- Survie (médecine)
- Suivi de cohortes de malades
- Thromboembolisme veineux
- Anticoagulants
- Tumeurs du poumon
- Survie
- Études de cohortes
- Langue : Français
- Discipline : Médecine. Pneumologie
- Identifiant : 2024ULILM263
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 27/09/2024
Résumé en langue originale
Introduction : Les évènements thrombo-emboliques veineux (ETEV) sont fréquemment associés au cancer broncho-pulmonaire (CBP). Ils impactent la survie des patients atteints de cancer. Une anticoagulation par héparine de bas poids moléculaire (HBPM) est recommandée de longue date en première intention dans ce contexte. Les récentes recommandations, basées sur des essais randomisés contrôlés, ont retenu aussi la place, en alternative aux HBPM, des anticoagulants oraux directs (AOD) dans le traitement des ETEV chez les patients porteurs d’un cancer. L’objectif de notre étude était d’analyser l’impact des ETEV et de leur traitement anticoagulant sur la survie des patients porteurs d’un CBP au CHU de Lille. Méthode : étude rétrospective, monocentrique, réalisée au CHU de Lille, incluant de manière exhaustive, à l’aide d’un entrepôt de données de santé (EDS), les patients porteurs d’un CBP ayant présenté un ETEV de type embolie pulmonaire (EP) ou thrombose veineuse profonde (TVP), entre Décembre 2016 et Décembre 2022. Résultats : au total, 173 patients ont pu être inclus. La survie globale médiane était de 6,7 mois (IQ 2,4 ; 27,2). Les taux de survie à 1 an et à 5 ans étaient respectivement de 41 % (IC 33 ; 48) et 14% (IC 8 ; 21%). On mettait en évidence un surrisque de mortalité pour l’association de survenue d’une EP + TVP par rapport à une EP seule, pour les découvertes symptomatiques par rapport aux découvertes fortuite, pour un traitement par HBPM par rapport aux AOD, ou en cas d’hémorragie majeure ou de récidive d’ETEV sous anticoagulant, Discussion : cette étude originale en vraie vie a permis de confirmer l’impact négatif des ETEV sur la survie globale des patients présentant un CBP, effet partiellement corrigé par un traitement anticoagulant par HPBM voire par AOD, comme rapporté par les essais cliniques. Nous avons également identifié plusieurs facteurs importants impactant la survie globale, à rechercher chez ces patients. Conclusion : On confirme en routine l’importance d’instituer en urgence une anticoagulation pour les ETEV chez les patients porteurs d’un CBP, symptomatiques ou non. La possibilité d’un recours aux AOD en alternative aux HBPM dans cette indication semble confortée en vraie vie. Néanmoins, il sera utile de réévaluer ces données avec plus de recul sur l’utilisation des AOD, et de développer des outils non-invasifs afin de mieux évaluer le risque hémorragique sous traitement ou de récidive de l’ETEV selon la localisation cancéreuse.
- Directeur(s) de thèse : Scherpereel, Arnaud
AUTEUR
- Souza, Alix

