Titre original :

Impact de la normalisation précoce de la gastrinémie postopératoire sur la survie à long terme après traitement chirurgical du gastrinome

Mots-clés en français :
  • Gastrinome
  • néoplasies neuroendocriniennes
  • tumeurs neuroendocrines
  • syndrome de Zollinger-Ellison
  • gastrinémie

  • Syndrome de Zollinger-Ellison
  • Gastrine
  • Survie (médecine)
  • Tumeurs neuroendocrines
  • Syndrome de Zollinger-Ellison
  • Gastrine
  • Gastrinome
  • Survie sans rechute
  • Tumeurs neuroendocrines
  • Langue : Français, Anglais
  • Discipline : Médecine. Chirurgie digestive et générale
  • Identifiant : 2025ULILM170
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 20/06/2025

Résumé en langue originale

Objectif : Le syndrome de Zollinger-Ellison (SZE) est une affection rare causée par une tumeur neuroendocrinienne fonctionnelle sécrétant de la gastrine (gastrinome), et entraînant une hypersécrétion d’acide gastrique ainsi que des ulcères gastroduodénaux récidivants. Bien que la chirurgie soit le seul traitement curatif, il n’existe toujours pas de marqueurs pronostiques postopératoires précoces fiables. Nous avons cherché à évaluer si la normalisation de la gastrinémie à jeun (GJ) au cours du premier mois postopératoire était associée à la survie globale des patients à 20 ans. Patients et méthodes : Cette étude de cohorte rétrospective monocentrique a inclus tous les patients adultes ayant subi une chirurgie à visée curative pour un SZE au CHU de Lille entre 1985 et 2024, avec confirmation histologique et disposant d’une GJ, éligibles à l’analyse. Le facteur d’exposition de l’étude était la normalisation précoce de la GJ postopératoire, définie par un taux ?120 pg/mL mesuré au cours du premier mois après l’intervention chirurgicale. Le critère de jugement principal était la survie globale à 20 ans (Kaplan-Meier). Résultats : Parmi les 95 patients inclus dans l’analyse, l’âge médian était de 55 ans (IQR 44-64) ; 44 femmes (46 %), 69 (73 %) ont obtenu une normalisation de la GJ au cours du premier mois postopératoire. Le taux de survie globale pour l’ensemble de la cohorte était de 82 % (IC 95 % 71-89) à 10 ans et de 49 % (IC 95 % 36-61) à 20 ans. Le taux de survie globale était significativement meilleur chez les patients ayant normalisé leur GJ après l’intervention, avec des taux de survie à 10 ans et 20 ans de 89 % (IC 95 % 77-95) et 59 % (IC 95 % 44-72) contre 60 % (IC 95 % 34-78) et 17 % (IC 95 % 3-42) chez ceux n’ayant pas atteint la normalisation : Hazard Ratio ajusté 0,30 (IC 95 % ; 0,14-0,63 ; p = 0,0016). Cette association était indépendante de l’âge du patient au moment de la chirurgie et du caractère sporadique ou associé à une MEN1 de la maladie. Conclusion : La normalisation de la gastrinémie dans le premier mois postopératoire après chirurgie curative pour SZE est associée à une meilleure survie globale. Elle pourrait représenter un marqueur pronostique pertinent, à valider dans des études prospectives.

  • Directeur(s) de thèse : Chetboun, Mikaël

AUTEUR

  • El Kurdi, Sara
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