Prescription d'imagerie par les médecins généralistes chez les enfants atteints de céphalées : étude quantitative descriptive transversale du Nord
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- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2025ULILM169
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 19/06/2025
Résumé en langue originale
Introduction : En 2023, la HAS a publié de nouvelles recommandations concernant la prescription d'imagerie dans le cadre des céphalées de l'enfant. Cette mise à jour est motivée par une prévalence élevée de ce symptôme chez l'enfant qui semble à l'origine d'une sur-prescription d'imagerie, entraînant un coût élevé pour la sécurité sociale et un taux important d'incidentalomes (16%). Il est également observé une prescription inadaptée du type d'imagerie, avec un nombre élevé de scanners alors qu'il faut privilégier l'IRM. Cette étude vise à évaluer l'adhésion des MG à ces nouvelles recommandations, préconisant une abstention d’imagerie en l’absence d’anomalie neurologique associée et privilégiant l’IRM lorsqu’une imagerie est indiquée. Matériel et méthode : Il s'agit d'une étude quantitative observationnelle descriptive transversale sur la prescription d'imagerie dans le cadre des céphalées de l'enfant par les MG du Nord réalisée de janvier à février 2025. Résultats : 90 médecins ont répondu au questionnaire. Dans la situation "céphalée post traumatique (CPT)" 79% des médecins prescrivent des examens complémentaires inappropriés. Dans la situation "migraine avec aura", 84% des MG prescrivent des examens complémentaires inutiles. Dans le cas de la "céphalée évocatrice de malformation de Budd Chiari (MBC)" 73% d'entre eux prescrivent une IRM cérébrale, qui est l'examen approprié. Dans le cas de la "céphalée accompagnée de Torticolis atraumatique", 45% d'entre eux prescrivent une IRM cérébrale, qui est l'examen approprié. Une association statistiquement significative est retrouvée entre la “situation professionnelle” et la “céphalée évocatrice de MBC”. Conclusion : Les MG ne suivent pas les recommandations dans une majorité des cas, avec un taux élevé d'imagerie non indiquée risquant un surdiagnostic d’incidentalomes et de surcharger les services d’imagerie. On note un taux important de scanners pour la CPT. Les MG prescrivent correctement en cas de suspicion de MBC.
- Directeur(s) de thèse : Bayen, Sabine
AUTEUR
- Ristaino, Antoine

