Insuffisance rénale et diabète de type 2 en médecine générale, repérage de la perte néphronique
- Diabète de type 2
- insuffisance rénale
- dépistage
- médecine générale
- Diabète non-insulinodépendant
- Complications du diabète
- Néphropathies diabétiques
- Insuffisance rénale chronique
- Soins de santé primaires
- Diabète de type 2
- Complications du diabète
- Néphropathies diabétiques
- Insuffisance rénale
- Soins de santé primaires
- Langue : Français
- Discipline : Médecine générale
- Identifiant : 2025ULILM143
- Type de thèse : Doctorat de médecine
- Date de soutenance : 28/05/2025
Résumé en langue originale
Le Diabète de type 2 (DT2) est un enjeu de santé publique par sa prévalence et ses complications. La néphropathie diabétique est la 2e cause d’insuffisance rénale terminale après l’hypertension artérielle (HTA) en France, elle est responsable d’un risque cardiovasculaire accru et d’une surmortalité par rapport à la population générale. Son incidence est plus élevée dans le Nord. L’étude Entred (échantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques) de 2007 a montré que seuls 30% des patients diabétiques avaient une recherche d’albuminurie. L’objectif de cette étude était d’optimiser le repérage de la perte néphronique, par les médecins généralistes, chez les personnes ayant un DT2 avec un objectif secondaire qui était d’identifier les mesures adaptées mises en place pour ralentir la progression vers l’insuffisance rénale terminale. Il s’agissait d’une étude quantitative descriptive transversale, à l’aide d’un recueil de données dans le dossier médical, sur le repérage de la perte néphronique complété par un questionnaire sur les mesures mises en place par le médecin généraliste dans le Nord. Les critères de jugement principaux étaient la mesure et la variation du débit de filtration glomérulaire (DFG) et la recherche d’un rapport albuminurie/créatininurie (RAC). Les analyses statistiques ont été réalisées à l’aide d’un test du Khi2 ou d’un test de Fisher. Soixante-quatorze pour cent des patients ont eu un RAC et 98% ont eu un dosage de la créatinine et calcul du DFG sur une année. Il y avait un lien significatif entre un RAC positif et l’avis néphrologique (p=0,001), entre le stade MRC et l’optimisation du traitement antidiabétique (p=0,001) et la demande d’un avis néphrologique (p<0,001). Aucun lien significatif n’a été retrouvé entre ces paramètres et les autres mesures de néphroprotection (règles hygiéno-diététiques, adaptation du traitement antihypertenseur). Il n’y avait pas de lien significatif entre une variation du DFG>5ml/min/1,73m² sur plusieurs mois et la mise en place des mesures de néphroprotection. Pour optimiser le repérage de la perte néphronique et mettre en place toutes les mesures de néphroprotection nécessaires au ralentissement de l’insuffisance rénale, des moyens ont été identifiés et suggérés comme l’évaluation graphique du DFG et la stratification du risque de progression de la maladie rénale chronique (MRC) rendues sur les bilans biologiques des patients et son extension au logiciel médecin, le travail en inter professionnalité en point d’appui avec les maisons de santé pluriprofessionnelles et les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS).
Résumé traduit
Type 2 diabetes (T2D) is a public health issue due to its prevalence and complications. Diabetic nephropathy is the 2nd leading cause of end-stage renal failure after hypertension in France, and is responsible for an increased cardiovascular risk and higher mortality than in the general population. Its incidence is higher in the north of the country. The Entred study (representative national control sample of diabetics) in 2007 showed that only 30% of diabetic patients had albuminuria tests. The aim of this study was to optimise the identification of nephron loss by GPs in people with T2DM, with a secondary objective of identifying the appropriate measures put in place to slow the progression to end-stage renal failure. This was a quantitative descriptive cross-sectional study, using data collected from the medical record on the identification of nephron loss supplemented by a questionnaire on the measures implemented by the GP in the North. The primary outcome measures were the measurement and variation of glomerular filtration rate (GFR) and the search for an albuminuria/creatinuria ratio (ACR). Statistical analyses were performed using a Chi-square test or Fisher's t-test. 74% of patients had a ACR and 98% had a creatinine measurement and GFR calculation over one year. There was a significant association between a positive ACR and nephrological advice (p=0.001), between CKD stage and optimisation of antidiabetic treatment (p=0.001) and request for nephrological advice (p<0.001). No significant association was found between these parameters and other nephroprotective measures (dietary hygiene rules, adaptation of antihypertensive treatment). There was no significant link between a variation in GFR > 5ml/min/1.73m² over several months and the implementation of nephroprotection measures. To optimise the detection of nephron loss and implement all the nephroprotective measures required to slow the progression of renal failure, a number of methods have been identified and suggested, such as graphical assessment of GFR and stratification of the risk of progression of chronic kidney disease (CKD) based on patients‘ biological tests and its extension to physicians’ software, and inter-professional working with multi-professional health centres and territorial professional health communities (CPTS).
- Directeur(s) de thèse : Bayen, Marc
AUTEUR
- Dolphens, Anne-Sophie
