Titre original :

Prise en charge allergologique en cas de suspicion d’hypersensibilité aux anticoagulants dans un contexte de grossesse ou de post-partum : cohorte rétrospective

Mots-clés en français :
  • Anticoagulants
  • héparines
  • hypersensibilité
  • allergie
  • femme enceinte
  • grossesse

  • Anticoagulants
  • Puerpéralité
  • Prise en charge personnalisée du patient
  • Héparines
  • Complications de la grossesse
  • Allergie aux médicaments
  • Anticoagulants
  • Anticoagulants
  • Période du postpartum
  • Prise en charge personnalisée du patient
  • Héparine
  • Complications de la grossesse
  • Hypersensibilité médicamenteuse
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Allergologie
  • Identifiant : 2025ULILM013
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 10/01/2025

Résumé en langue originale

Objectif : Les anticoagulants peuvent provoquer des réactions d'hypersensibilité chez les femmes avec un contexte de grossesse plus fréquemment qu’en population générale. Ce contexte est donc une préoccupation majeure car l'anticoagulation est souvent cruciale pour le bon déroulement de leur grossesse et du post-partum. Nous avons établi un algorithme de prise en charge au CHU de Lille que nous avons pour objectif d’évaluer dans le cadre de cette étude. Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle descriptive monocentrique avec un recueil rétrospectif. Les patientes ont été incluses à partir des registres de patients venus en hôpital de jour de dermatologie ou pneumo-immuno-allergologie au CHU de Lille entre le 1er janvier 2012 et le 1er mai 2024 pour l’exploration d’une suspicion d’allergie cutanée aux héparines dans le contexte de leur grossesse ou du post-partum. Résultats : nous avons inclus 16 patientes dont 14 avaient présenté une réaction d’hypersensibilité retardée. L’anticoagulant le plus souvent suspecté était l’énoxaparine pour 11 d'entre elles et la tinzaparine pour 7 patientes. L’ensemble des patientes ont été testées en dehors de la grossesse ou de l’allaitement. Dans 9 cas sur 14 (64,28%), les tests allergologiques étaient positifs. Les intradermoréactions avec lecture retardée étaient les tests cutanés les plus fréquemment positifs. Concernant les réactions croisées, l’énoxaparine, la tinzaparine, l’héparine sodique et l’héparine calcique croisaient dans plus de 75% des cas en tests cutanés. Durant la grossesse, les patientes bénéficiaient le plus souvent d’un switch d'héparine de bas poids moléculaire, cela s’est avéré inefficace dans 8/11 cas avec une persistance des symptômes. Seul le passage au fondaparinux ou au danaparoïde sodique avait permis une rémission des symptômes chez 2/3 patientes. À la suite de la procédure de tests allergologiques, les patientes ont majoritairement été autorisées à reprendre le fondaparinux. Conclusion : une sensibilisation aux héparines durant la grossesse n’est pas un événement rare et les réactions croisées apparaissent fréquentes soulignant la complexité pour la prise en charge de ces patientes dans un contexte à risque. Notre étude souligne l’importance d’une exploration allergologique à distance de la grossesse afin d’explorer les contre-indications formelles aux anticoagulants.

  • Directeur(s) de thèse : Dezoteux, Frédéric

AUTEUR

  • Debacker, Julie
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