Titre original :

Antécédents obstétricaux des femmes présentant une intervillite histiocytaire chronique pendant leur grossesse : une étude cas-témoins

Mots-clés en français :
  • Intervillite histiocytaire chronique
  • placenta
  • antécédents
  • cas-témoins

  • Complications de la grossesse
  • Maladies du placenta
  • Complications de la grossesse
  • Maladies du placenta
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Gynécologie obstétrique et médicale
  • Identifiant : 2023ULILM089
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 21/04/2023

Résumé en langue originale

Position du problème : L’intervillite histiocytaire chronique est une maladie rare du placenta dont le diagnostic anténatal pourrait reposer sur le dosage des phosphatases alcalines. Déterminer les antécédents obstétricaux liés à cette maladie permettrait de déterminer les femmes chez qui il serait pertinent de la rechercher afin de mieux la comprendre. Objectif : Déterminer si l’IHC est associée à des antécédents obstétricaux particuliers. Matériel et Méthodes : Étude hospitalière cas-témoins entre 2000 et 2020. Les cas étaient les patientes pour lesquelles un diagnostic d’intervillite avait été posé à l’analyse du placenta. Les témoins à bas risque avaient accouché dans notre centre juste avant chaque cas. Les témoins à haut risque étaient les patientes dont l’accouchement avait nécessité un examen microscopique du placenta juste après celui des cas. Résultats : 151 femmes ont été incluses dans chaque groupe. Les cas avaient eu deux fois plus de grossesses antérieures que les femmes témoins, mais n’avaient pas plus d’enfants vivants à la maison. Ceci s’expliquait par des taux de pertes foetales significativement plus élevés que dans les deux autres groupes : fausses couches précoces (20.0 %, OR 2.6 [1.5 ; 4.8]), fausses couches tardives (4.8 %, OR 8.8 [1.1 ; 187]), décès in utero (5.4 %, OR 5.6 [1.7 ; 19.8]). Pour ce qui concerne la première grossesse, seul le taux de RCIU sévère était plus élevé par rapport aux femmes à bas risque (13.3 vs 3.1%, p=0.025). C’est à partir d’un antécédent de deux fausses couches (21.7 vs 11.2, p=0.009) et de l’issue de la seconde grossesse (nombre d’enfants vivants 59.7 % vs 78.0 %, p=0.033) que des différences sont apparues entre les groupes. Conclusion : Les femmes présentant une IHC ont des antécédents très augmentés de fausse couche précoce, de fausse couche tardive et de décès in utero. Ces risques semblent devenir significatifs à partir de la seconde grossesse.

  • Directeur(s) de thèse : Subtil, Damien

AUTEUR

  • Mawa, Amandine
Droits d'auteur : Ce document est protégé en vertu du Code de la Propriété Intellectuelle.
Accès réservé aux membres de l'Université de Lille sur authentification