Titre original :

Évaluation de l’efficacité de l’IVG médicamenteuse en ambulatoire entre 7 et 9 semaines d’aménorrhée : étude descriptive rétrospective dans un cabinet de médecine générale de la métropole lilloise

Mots-clés en français :
  • Efficacité
  • IVG médicamenteuse
  • ambulatoire
  • 7 à 9 semaines d’aménorrhée

  • Avortement médicamenteux
  • Soins médicaux ambulatoires
  • Avortement provoqué
  • Soins ambulatoires
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine générale
  • Identifiant : 2023ULILM476
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 07/12/2023

Résumé en langue originale

Contexte : Initialement limitée à la pratique hospitalière, l’IVG médicamenteuse de 7 à 9 SA a été autorisée en ambulatoire en 2020, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire lié à la pandémie Covid. Selon la DREES, la part des IVG médicamenteuses effectuées en dehors des établissements de santé est en augmentation depuis plusieurs années. L'objectif principal de cette étude est d'évaluer l’efficacité de l’IVG médicamenteuse en ambulatoire entre 7 et 9 SA en la comparant à celle des IVG faites avant 7 SA. Le critère de jugement principal est le taux d’échec, défini par la nécessité d’une reprise chirurgicale. Méthode : Il s’agit d’une étude descriptive, transversale et rétrospective. Le recueil des données a été effectué dans un cabinet médical de la métropole lilloise. Les patientes ayant réalisé une IVG médicamenteuse au cabinet ont été incluses par échantillonnage sur différentes périodes, à partir du dernier trimestre 2020 jusqu’au mois d’août 2023 et classées en deux groupes : celles ayant effectué l’IVG avant 7SA et celles qui l’ont réalisée entre 7 et 9 SA. Résultats : 721 patientes ont été incluses dans l’étude dont 150 dans le groupe de 7 à 9 SA. Les deux groupes sont comparables concernant l’âge des patientes et les antécédents obstétricaux. Le taux d’échec retrouvé est de 5,3% (IC95% [2,5% ;11%]) dans le groupe des 7-9 SA versus 4,4% (IC95% [2,9 ;6,5%]) dans le groupe < 7 SA, sans différence significative (p=0,8). Les patientes du groupe 7-9 SA ont moins souvent honoré leur rendez-vous de contrôle mais décrivent plus souvent des saignements persistants. Le dosage de l’hCG résiduel, moins souvent réalisé dans ce groupe, est plus souvent supérieur à 500 UI/l (p=0,011). Ces deux facteurs ont engendré plus de réalisations d’échographies pelviennes chez les 7-9 SA. Il y a eu plus de rétentions trophoblastiques suspectées à l’issue de la première échographie de contrôle chez les 7-9 SA mais elles n’ont pas été confirmées par la seconde échographie de contrôle dans la majorité des cas. Conclusion : L’efficacité de l’IVG médicamenteuse en ambulatoire est comparable entre les deux groupes. Les bons résultats de cette étude sont un argument supplémentaire pour continuer de promouvoir la prise en charge des avortements en médecine de ville et ainsi faciliter l’accès à l’IVG. Toutefois, les patientes du groupe 7-9 SA ont nécessité plus de contrôles échographiques, possiblement en lien avec une valeur seuil de l’hCG sérique résiduel trop stricte.

  • Directeur(s) de thèse : Perez, Stéphane

AUTEUR

  • Magnier, Amélie
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