Titre original :

Etude de l'observance à 6 mois du port des gouttières de fluoration après une radiothérapie curative pour un cancer des voix aérodigestives supérieures

Mots-clés en français :
  • Tumeurs des voies aérodigestives supérieures (VADS)
  • fluoroprophylaxie
  • gouttières de fluoration

  • Radiothérapie -- Complications (médecine)
  • Fluor
  • Santé publique
  • Voies aéro-digestives supérieures
  • Prophylaxie dentaire
  • Caries dentaires
  • Tumeurs de la tête et du cou
  • Radiothérapie
  • Langue : Français
  • Discipline : Chirurgie dentaire
  • Identifiant : 2019LILUC045
  • Type de thèse : Doctorat de chirurgie dentaire
  • Date de soutenance : 13-06-2019

Résumé en langue originale

En France, plus de 15 000 nouveaux cas de cancer des voies aérodigestives supérieures sont diagnostiqués chaque année. La radiothérapie est l’un des traitements principaux de ces cancers, malheureusement l’irradiation n’épargne pas les tissus sains, en découle de nombreuses complications secondaires telles que la xérostomie, les lésions carieuses post-radiques et les ostéoradionécroses. La prévention des lésions carieuses passe par un protocole de fluoroprophylaxie à l’aide de gouttières de fluoration. Lorsque l’irradiation sur les glandes salivaires est supérieure à 30 grays, ce protocole est à maintenir à vie. L'étude conduite au centre de lutte contre le cancer Henri Becquerel à Rouen avait pour finalité de documenter l’observance à 6 mois du protocole de fluoroprophylaxie des patients ayant bénéficié en 2018 d'une radiothérapie curative pour un cancer des VADS. Parmi les 49 patients interrogés, 73 % portaient leurs gouttières au moment de l'enquête depuis en moyenne 7,4 mois. Parmi eux, 89 % les portaient plus de 3 fois par semaine. L’observance de la fluoroprophylaxie à 6 mois a été estimée entre 65 % et 67 %. Les raisons évoquées par les patients qui ne portaient pas leurs gouttières au moment de l'enquête sont principalement en lien avec l’utilisation du gel fluoré. Cette étude a également mis en évidence la faiblesse du suivi par le chirurgien-dentiste après la fin de la radiothérapie. L'intégration d'un chirurgien-dentiste au sein de l'équipe pluridisciplinaire hospitalière permettrait d'optimiser le parcours de soins odontologiques tout au long des thérapeutiques anti-cancéreuses.

  • Directeur(s) de thèse : Catteau, Céline

AUTEUR

  • Buisset, Louise
Droits d'auteur : Ce document est protégé en vertu du Code de la Propriété Intellectuelle.
Accès libre