Titre original :

Manifestations cliniques des éosinophilies parasitaires

Mots-clés en français :
  • Parasites
  • helminthes
  • éosinophile
  • hyperéosinophilie
  • syndrome hyperéosinophilique
  • toxocarose
  • bilharziose
  • filariose
  • distomatose
  • anguillulose
  • trichinose

  • Helminthiase
  • Syndrome hyperéosinophilique
  • Helminthiase
  • Éosinophilie
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine interne
  • Identifiant : 2021LILUM631
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 24-11-2021

Résumé en langue originale

Objectifs : Les helminthiases sont une cause fréquente d’éosinophilie avec un large spectre de manifestations cliniques. Le but de notre étude était de décrire les symptômes associés aux helminthiases chez des patients consultant dans un CHU de France métropolitaine, et de les analyser en fonction du parasite en cause et du taux d’éosinophiles sanguins. Méthodes : Dans cette étude rétrospective monocentrique, les patients étaient inclus en cas d’helminthiase diagnostiquée, avec une éosinophilie (EO) > 0.5 x 109/L. Ils étaient identifiés grâce à la base de données du laboratoire de parasitologie du CHU de Lille entre 2010 et 2020. En l’absence d’autre explication à l’éosinophilie, le diagnostic d’helminthiase était retenu en cas de positivité d’un test sérologique, et avec (i) un test de confirmation antigénique, et/ou (ii) en cas de critères cliniques évocateurs, et (iii) lorsque le suivi du patient concluait à l’efficacité du traitement antiparasitaire. Pour discuter la répartition des manifestations cliniques, un groupe comparateur de patients atteints de SHE idiopathiques était constitué à partir de la cohorte nationale du CEREO. Résultats : 131 patients (dont 34% de femmes) ont été inclus, d’âge médian [2 ;91] de 51 ans. Les cas de toxocaroses étaient les plus fréquents (n=73), suivi des bilharzioses (n=25), filarioses (n=10), distomatoses (n=9), anguilluloses (n=8), trichinoses (n=5) et un cas d’anisakiase. Dans la toxocarose les manifestations étaient cutanées (34% des cas), respiratoires (18%), gastrointestinales (15%) vasculaires (7%) avec essentiellement des manifestations thrombo-emboliques (7% de thromboses veineuses, 1 cas de thrombose artérielle) et cardiaque (1%). La comparaison entre les helminthiases symptomatiques avec hyperéosinophilie (N=52) et la cohorte de SHE idiopathiques du CEREO (N=148) montre une répartition comparable des atteintes cutanées, gastro-intestinales, respiratoires, vasculaires et oculaires ou cérébrales. Le taux d’éosinophiles était significativement plus élevé chez les patients symptomatiques par rapport aux asymptomatiques (médiane 1.7 [IQR 1.0-4.0] contre 1.2 [IQR 1.1-1.7] x 109/L ; p=0.037). Conclusion : Au-delà des manifestations évocatrices de certaines parasitoses, les manifestations cliniques liés à l’éosinophilie sont comparables aux atteintes des SHE idiopathiques, et plus fréquentes en cas d’HE que d’EO, soulignant le rôle central des éosinophiles dans la survenue des manifestations d’organes.

  • Directeur(s) de thèse : Lefèvre, Guillaume

AUTEUR

  • Midol, Charles
Droits d'auteur : Ce document est protégé en vertu du Code de la Propriété Intellectuelle.
Accès réservé aux membres de l'Université de Lille sur authentification jusqu'au 01/01/2025