Titre original :

Facteurs de risque d’auto-extubation au cours du sevrage respiratoire en réanimation médicale

Mots-clés en français :
  • Sevrage respiratoire
  • extubation non programmée
  • réanimation

  • Extubation endotrachéale
  • Réanimation
  • Extubation
  • Sevrage de la ventilation mécanique
  • Études de cohortes
  • Langue : Français
  • Discipline : Médecine. Anesthésie Réanimation
  • Identifiant : 2021LILUM066
  • Type de thèse : Doctorat de médecine
  • Date de soutenance : 02-04-2021

Résumé en langue originale

Introduction : L’extubation non programmée est un marqueur de qualité des soins. L’évolution récente des pratiques tend vers une levée plus précoce des sédations et une diminution de la durée de ventilation mécanique. Une évaluation de l’auto-extubation permet d’évaluer à nouveau la qualité des soins après ce changement de paradigme. L’objectif principal de ce travail est la recherche de facteurs de risque d’auto-extubation. Les objectifs secondaires sont la recherche de complications en lien avec l’auto-extubation, notamment chez les patients ayant nécessité une réintubation, et l’étude du devenir. Matériel et méthode : Nous avons conduit une étude rétrospective monocentrique sur une durée de 2 ans. L’ensemble des patients hospitalisés dans l’unité, intubés-ventilés et éligibles à un sevrage respiratoire ont été inclus. Nous avons réalisé une étude univariée puis multivariée comparant les 46 patients s’auto-extubant aux 208 patients extubés de manière programmée. Une étude en sous-groupe a été réalisée chez les patients auto-extubés : avec ou sans nécessité de réintubation. Résultats : Les groupes étaient comparables en termes de démographie. Il est mis en évidence deux facteurs de risque d’auto-extubation : l’agitation (OR = 3 ; IC 95% [1,3 – 6,6] ; p = 0,0082), la diminution de la présence médicale (OR = 6,6 ; IC 95% [3,0 – 14,4] ; p < 0,0001) et un facteur protecteur : l’initiation du sevrage respiratoire (OR = 0,1 ; IC 95% [0,06 – 0,3] ; p < 0,0001). Concernant la survenue de complications, il existe un nombre plus important de complications respiratoires et hémodynamiques chez les patients auto-extubés. Le taux de décès est également plus élevé. L’étude en sous-groupe montre une augmentation du nombre de jours de ventilation mécanique invasive chez les patients ayant nécessité une réintubation ainsi qu’une augmentation du nombre de décès. Conclusion : L’agitation et la diminution de la présence médicale augmenteraient le risque d’auto-extubation. Une révision de notre protocole de sédations serait nécessaire ainsi que de nouvelles formations des équipes. Une réévaluation prospective du risque d’auto-extubation après instauration de ces actions serait intéressante.

  • Directeur(s) de thèse : Jaillette, Emmanuelle

AUTEUR

  • Vasse, Maud
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