Titre original :

L’accès aux représentations phonologiques à partir de l’écrit : vers une signature électrophysiologique de la dyslexie ?

Mots-clés libres :
  • dyslexie développementale; théorie phonologique; lecture à haute voix; amorçage masqué; potentiels évoqués; unités syllabiques
  • Langue : Français
  • Identifiant : LILU_SMOR_2020_036
  • Composante : Médecine
  • Année de soutenance : 2020
  • Type de mémoire : Mémoire de Master
  • Mention : Mémoire d'Orthophonie
  • Parcours : Inconnu

Résumé

L’intégration de correspondances entre groupes de lettres et syllabes, puis entre graphèmes et phonèmes, est à la base de l’apprentissage de l’écrit. Chez les personnes dyslexiques, cet apprentissage est durablement altéré. Au niveau cognitif, de nombreux auteurs pensent que la dyslexie est causée par un trouble d’accès aux structures sonores sousjacentes des mots, appelées représentations phonologiques. Beaucoup d’études se sont intéressées aux phonèmes, mais très peu aux syllabes, qui sont pourtant des unités facilement accessibles chez le lecteur tout-venant. La nature et l’ampleur de ce déficit demeurent donc encore largement inconnues. À travers deux expériences impliquant une tâche de lecture à haute voix de mots, nous avons utilisé le paradigme d’amorçage masqué et la méthode d’enregistrement par électroencéphalogramme pour comparer les performances et les potentiels évoqués de neuf adultes normo-lecteurs à ceux de neuf adultes dyslexiques. Bien que les participants dyslexiques aient été plus lents et moins précis que les sujets normolecteurs, les deux groupes ont montré une sensibilité à l’amorçage phonémique et syllabique, caractérisée par des différences d’amplitude négative sur la première composante étudiée (50- 125 ms), sur les sites postérieurs. Dans la deuxième expérience, les participants dyslexiques semblent avoir traité l’unité syllabique différemment des normo-lecteurs, et mis en place une stratégie de traitement alternative pour améliorer leur précision. Malgré le manque de reproductibilité des résultats et la taille limitée de nos échantillons, ces éléments encourageants sont intéressants sur le plan clinique. La syllabe serait une unité sur laquelle les personnes dyslexiques pourraient s’appuyer pour compenser leurs difficultés.

  • Directeur(s) de mémoire : Basirat, Anahita ; Mahe, Gwendoline

AUTEUR

  • Gheerbrant, Thibault
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