La GnRH, une nouvelle voie fertile pour la régulation de la prise alimentaire
GnRH, a fertile new pathway for the regulation of food intake
- GnRH
- Prise alimentaire
- Neuroendocrinologie
- Reproduction
- Irm
- Expérimentation animale
- Gonadolibérine
- Aliments -- Consommation
- Neuroendocrinologie
- Homéostasie
- Imagerie par résonance magnétique
- Modèles animaux
- Hormone de libération des gonadotrophines
- Consommation alimentaire
- Neuroendocrinologie
- Imagerie par résonance magnétique
- GnRH
- Food intake
- Neuroendocrinology
- Reproduction
- Mri
- Langue : Français
- Discipline : Sciences de la vie et de la santé
- Identifiant : 2025ULILS053
- Type de thèse : Doctorat
- Date de soutenance : 22/09/2025
Résumé en langue originale
Au coeur du fonctionnement général d’un organisme mammifère, dont l’humain fait partie, se trouve des processus complexes nécessitant une interaction très forte et finement régulée entre le cerveau et le reste de l’organisme. Cette interaction se base sur une communication bidirectionnelle. Le fait que le cerveau puisse produire et sécréter des molécules capables de contrôler les grandes fonctions vitales d’un individu a longtemps été une hérésie. Aujourd’hui c’est une réalité. La neuroendocrinologie, la science qui étudie les sécrétions du cerveau et leurs implications, révolutionne les prises en charge de nombreuses pathologies en ouvrant des voies insoupçonnées d’espoirs thérapeutiques.Parmi les branches de la neuroendocrinologie nous retrouvons la régulation de la fonction de reproduction et de l’homéostasie énergétique, orchestrées au sein d’une même structure cérébrale qui est l’hypothalamus. De nombreuses pathologies cumulent des symptômes liés à ces fonctions. La reproduction est contrôlée par les neurones à GnRH et la GnRH particulièrement. Il est documenté que le métabolisme énergétique peut moduler la fonction de ces neurones. En revanche, un effet réciproque des neurones à GnRH sur le métabolisme énergétique est moins documenté.Dans ce travail, à l’aide de l’étude d’un modèle murin transgénique pour lequel l’exocytose dépendante du calcium des neurones à GnRH a été bloquée, nous étudions l’effet d’un traitement à la GnRH pulsatile sur la régulation de la prise alimentaire. Ce traitement pourrait donner lieu à des applications cliniques pour la prise en charge de pathologies telles que le Syndrome de Prader Willi, l’obésité ou encore les troubles du comportement alimentaire.
Résumé traduit
At the heart of the general functioning of a mammalian organism, of which humans are one, are complex processes requiring a very strong and finely regulated interaction between the brain and the rest of the organism. This interaction is based on two-way communication. The fact that the brain can produce and secrete molecules capable of controlling the major vital functions of an individual has long been heresy. Today it is a reality. Neuroendocrinology, the science that studies brain secretions and their implications, is revolutionising the treatment of many diseases by opening up unsuspected avenues of therapeutic hope.Among the branches of neuroendocrinology we find the regulation of the reproductive function and energy homeostasis, orchestrated within the same brain structure, the hypothalamus. Many pathologies combine symptoms linked to these functions. Reproduction is controlled by GnRH neurons and GnRH in particular. It has been documented that energy metabolism can modulate the function of these neurons. However, a reciprocal effect of GnRH neurons on energy metabolism is less well documented.In this work, using a transgenic mouse model in which calcium-dependent exocytosis of GnRH neurons has been blocked, we investigate the effect of pulsatile GnRH treatment on the regulation of food intake. This treatment could have clinical applications in the treatment of conditions such as Prader Willi syndrome, obesity and eating disorders.
- Directeur(s) de thèse : Prevot, Vincent - Florent, Vincent
- Président de jury : Bonnefond, Amélie
- Membre(s) de jury : Luquet, Serge - Ciofi, Philippe - Ciobanu, Luisa
- Rapporteur(s) : Cohen-Tannoudji, Joëlle - Vernier, Philippe
- Laboratoire : Lille Neuroscience et Cognition (Lille)
- École doctorale : École doctorale Biologie-Santé
AUTEUR
- Sicardi, Alicia