Titre original :

Effets des idéologies sexistes et hétérosexistes sur les jugements moraux des auteur·es et des victimes de violences conjugales au sein des couples lesbigays

Titre traduit :

Effects of sexist and heterosexist ideologieson the moral judgments of perpetrators and victims of domestic violence within lesbian, homosexual and bisexual couples

Mots-clés en français :
  • Violence domestique
  • Homosexualité
  • Jugement
  • Hétérosexisme

  • Violence familiale
  • Homophobie
  • Jugement moral
  • Hétéronormativité
Mots-clés en anglais :
  • Domestic violence
  • Homosexuality
  • Judgement
  • Heterosexism

  • Langue : Français
  • Discipline : Psychologie et ergonomie
  • Identifiant : 2025ULILH071
  • Type de thèse : Doctorat
  • Date de soutenance : 11/12/2025

Résumé en langue originale

Les violences conjugales constituent encore de nos jours un enjeu capital de santé publique et de justice sociale et pénale. Malheureusement, elles touchent des milliers de personnes chaque année. Même si ces violences peuvent atteindre tout le monde, la recherche scientifique se centre principalement sur les violences conjugales faites aux femmes. Il n'est d'ailleurs pas rare d'entendre que les médias notamment confondent les violences faites aux femmes et les violences conjugales. Ainsi, aussi bien dans le milieu de la recherche que dans la vie de tous les jours, la prise en compte des expériences de victimisation chez les hommes et chez les personnes LGBTQIA+ est négligée voire oubliée. Il apparaît donc nécessaire d'intégrer les personnes issues des minorités de genre et de sexualité ainsi que les stéréotypes hétérosexistes dans l'analyse de la perception et du jugement social des violences conjugales. Cette thèse consistait donc à examiner les liens pouvant exister entre le sexisme ambivalent, les caractéristiques personnelles des auteur·es et des victimes et l'acceptation aux mythes relatifs aux violences conjugales. Pour y parvenir, trois études empiriques ont été menées. Les deux premières ciblaient la validation de l'Inclusive Domestic Violence Myth Acceptance Scale (IDVMAS) auprès de 542 participant·es. Cet outil a été modifié afin de pouvoir analyser l'adhésion aux mythes des violences conjugales dans un contexte autre qu'hétéronormé. Les analyses factorielles (AFE, AFC et AFB) ainsi que la vérification de la fidélité et de la validité ont permis de mettre en avant les propriétés psychométriques satisfaisantes de l'outil. La troisième étude explorait quant à elle l'effet des caractéristiques des auteur·es et des victimes ainsi que du type de violence à travers le niveau de sexisme ambivalent des 341participant·es qui devaient lire un scénario fictif de violence conjugal puis répondre notamment à l'IDVMAS. Les résultats ont montré que le genre de la victime ainsi que le sexisme hostile influençaient significativement l'adhésion à l'IDVMAS. Ces travaux ont donc contribué à la compréhension des violences conjugales à travers une perspective plus inclusive c'est-à-dire en fournissant un outil fiable de mesure de l'adhésion aux mythes relatifs aux violences conjugales et en pointant l'impact persistant du sexisme ambivalent.Ils ouvrent des perspectives d'amélioration des formations des professionnel·les, de sensibilisation du grand public ainsi que de développement des politiques de prévention.

Résumé traduit

Unfortunately, each year, they affect thousands of people. Although this violence can affect anyone, scientific research primarily focuses on domestic violence against women. It is not uncommon to hear that the media confuses violence against women with domestic violence. Thus, both in research and in everyday life, consideration of the victimization experiences of men and LGBTQIA+ people is neglected or even forgotten. Therefore, it appears necessary to integrate issues of gender and sexual minorities, as well as heterosexist stereotypes, into the analysis of the perception and social judgment of domestic violence. Hence, this thesis examined the possible links between ambivalent sexism, the personal characteristics of perpetrators and victims, and acceptance of myths related to domestic violence. To achieve this, three empirical studies were conducted. The two first targeted the validation of the Inclusive Domestic Violence Myth Acceptance Scale (IDVMAS) among 542 participants. This tool was modified to analyze adherence to domestic violence myths in a non-heteronormative context. Factor analyses (EFA, CFA, and CFA) as well as verification of reliability and validity highlighted the satisfactory psychometric properties of the tool. The third study explored the effect of perpetrator and victim characteristics, as well as the type of violence, through the ambivalent sexism of the 341 participants who were asked to read afictional domestic violence scenario and then respond to the IDVMAS. The results showed that the victim's gender and hostile sexism significantly influenced adherence to the IDVMAS. Thus, this work has contributed to the understanding of domestic violence through a more inclusive perspective, that is, by providing a reliable tool for measuring adherence to myths relating to domestic violence and by highlighting the persistent impact of ambivalent sexism. This work opens up prospects for improving professional training, raising public awareness, and developingprevention policies.

  • Directeur(s) de thèse : Bosscher, Sabine de
  • Président de jury : Przygodzki-Lionet, Nathalie
  • Membre(s) de jury : Tostain, Manuel
  • Rapporteur(s) : Ndobo, André - Morin-Messabel, Christine
  • Laboratoire : Psychologie : interactions, temps, émotions, cognition (Villeneuve d'Ascq, Nord ; 2006-...)
  • École doctorale : École doctorale Sciences de l'homme et de la société

AUTEUR

  • Baron, Charlotte
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