Titre original :

Étude de l'acceptabilité sociale à partir d'un Living Lab dans une perspective de développement de l'électromobilité sur le campus Cité Scientifique de l'Université de Lille

Titre traduit :

Study of social acceptability using a living lab approach to develop electromobility on the Cité Scientifique campus of the University of Lille

Mots-clés en français :
  • Acceptabilité sociale
  • Living Lab
  • Campus
  • Véhicule électrique
  • Électromobilité
  • Participation

  • Acceptabilité sociale
  • Campus
  • Véhicules électriques
  • Participation des citoyens
  • Étudiants
  • Villeneuve-d'Ascq (Nord)
Mots-clés en anglais :
  • Social acceptability
  • Living Lab
  • Campus
  • Electric vehicle
  • Electromobility
  • Participation

  • Langue : Français
  • Discipline : Aménagement du territoire
  • Identifiant : 2025ULILA016
  • Type de thèse : Doctorat
  • Date de soutenance : 14/11/2025

Résumé en langue originale

Face aux enjeux climatiques majeurs, les gouvernements sont invités à engager une transition écologique dans le dessein de lutter contre le réchauffement planétaire. La décarbonation du secteur des transports, important producteur de gaz à effet de serre, constitue l'un des leviers essentiels de cette transition. Or, cette dernière se heurte à une difficulté majeure : le secteur des transports est fortement dépendant de l'automobile. Dans ce contexte, le véhicule électrique (VE) apparaît comme une solution prometteuse puisqu'il permet de réduire les émissions sans nécessiter une refonte complète du système de mobilité. Toutefois, son adoption reste limitée, freinée par les représentations sociales des usagers concernant des caractéristiques inhérentes au véhicule et les nouveaux conflits territoriaux qu'il suscite. Ces constats soulignent que la dimension sociale est tout aussi déterminante que la dimension technique, et que l'acceptabilité sociale (AS) constitue une condition centrale de réussite des projets de transition. Or, l'AS est difficile à mesurer et à intégrer dans les démarches de planification, d'autant qu'elle dépend fortement du niveau de participation citoyenne.L'objectif de cette thèse est de proposer une méthodologie d'analyse de l'AS en articulant innovation, complexité des espaces urbains, enjeux de transition écologique et intégration des usagers. Pour ce faire, nous proposons la mise en œuvre d'un Living Lab (LL) d'électromobilité sur le campus Cité Scientifique de l'Université de Lille. Ce dernier s'avère être un terrain propice pour expérimenter la mobilité électrique et mobiliser les étudiants, décideurs et usagers de demain. Dans ce cadre, plusieurs ateliers ont été organisés afin d'évaluer les représentations étudiantes du VE, de tester l'AS d'un scénario de fermeture du campus aux véhicules thermiques et d'expérimenter une méthode de participation citoyenne qui s'appuie sur des outils de gamification, et est adaptée au présentiel comme au distanciel. Ces ateliers révèlent que l'adoption du VE est freinée par des facteurs économiques (prix d'achat), techniques (autonomie) et infrastructurels (bornes de recharge). Ils montrent également que l'équité et une approche systémique des mobilités conditionnent l'AS d'une mesure contraignante de fermeture du campus aux véhicules thermiques. Par ailleurs, le LL confirme son intérêt en tant que dispositif favorisant l'émergence de solutions contextualisées et la co-construction avec les acteurs locaux.Le manuscrit est structuré en trois parties. La première revient sur le rôle du VE dans la décarbonation du secteur des transports, définit l'AS et discute la pertinence du recours au LL pour l'étudier. La deuxième partie présente le terrain de recherche, le campus Cité Scientifique de l'Université de Lille, et en souligne le potentiel comme démonstrateur d'électromobilité. Enfin, la troisième détaille la méthodologie des ateliers, expose les résultats et ouvre sur des perspectives de recherche visant à étendre le protocole développé pour analyser et accompagner l'AS des projets de territoire.

Résumé traduit

Faced with major climate challenges, governments are being called upon to embark on an ecological transition with the aim of combating global warming. Decarbonizing the transport sector, a major producer of greenhouse gases, is one of the key levers for this transition. However, this transition faces a major obstacle: the transport sector is heavily dependent on the automobile. In this context, electric vehicles (EVs) emerge as a promising solution, as they reduce emissions without requiring a complete overhaul of the mobility system. However, their adoption remains limited, hampered by users' perceptions of the vehicle's intrinsic characteristics and the new territorial conflicts it generates. These findings highlight that the social dimension is just as decisive as the technical dimension, and that social acceptability (SA) is a key condition for the success of transition projects. However, SA is difficult to measure and integrate into planning processes, especially as it is highly dependent on the level of citizen participation.The objective of this thesis is to propose a methodology for analyzing SA by linking innovation, the complexity of urban spaces, ecological transition issues, and user integration. To do this, we propose the implementation of an electromobility Living Lab (LL) on the Cité Scientifique campus of the University of Lille. This campus proves to be a suitable setting for experimenting with electric mobility and mobilizing students, decision-makers, and users of tomorrow. In this context, several workshops have been organized to assess students' perceptions of EVs, test the SA of a scenario in which the campus is closed to combustion engine vehicles, and experiment with a method of citizen participation based on gamification tools and adapted to both in-person and online formats. These workshops revealed that the adoption of EVs is hampered by economic (purchase price), technical (range), and infrastructural (charging stations) factors. They also showed that equity and a systemic approach to mobility determine the SA of a restrictive measure to close the campus to combustion engine vehicles. Furthermore, the LL confirms its value as a mechanism for promoting the emergence of contextualized solutions and co-construction with local stakeholders.The manuscript is structured in three parts. The first part reviews the role of EVs in decarbonizing the transport sector, defines SA, and discusses the relevance of using a LL to study it. The second part presents the research field, the Cité Scientifique campus of the University of Lille, and highlights its potential as a demonstrator of electromobility. Finally, the third part details the workshop methodology, presents the results, and opens up research perspectives aimed at extending the protocol developed to analyze and support the SA of territorial projects.

  • Directeur(s) de thèse : Castex, Elodie
  • Président de jury : Dumont, Marc
  • Rapporteur(s) : Zembri-Mary, Geneviève - Sajous, Patricia
  • Laboratoire : Territoires, Villes, Environnement & Société (TVES ; 2006-)
  • École doctorale : École doctorale Sciences économiques, sociales, de l'aménagement et du management (Lille ; 1992-....)

AUTEUR

  • Masclef, Eugénie