Titre original :

Fermentation et génération spontanée : de Pierre Jean-François Turpin (1775-1840) à Antoine Béchamp (1816-1908)

Titre traduit :

Fermentation and spontaneous generation : from Pierre-Jean François Turpin (1775-1840) to Antoine Bechamp (1816-1908)

Mots-clés en français :
  • Génération spontanée
  • Fermentation
  • Vie
  • Levure
  • Maladie
  • Micro-Organisme

  • Génération spontanée
  • Fermentation
Mots-clés en anglais :
  • Spontaneous generation
  • Fermentation
  • Life
  • Yeast
  • Desease
  • Micro-Organism

  • Langue : Français
  • Discipline : Epistémologie, histoire des sciences et des techniques
  • Identifiant : 2024ULILH045
  • Type de thèse : Doctorat
  • Date de soutenance : 05/12/2024

Résumé en langue originale

Au carrefour des réflexions sur les fermentations et les générations spontanées au XIXe siècle, se rencontrent la philosophie, la biologie, la chimie et la médecine. La problématique de l'origine de la vie, associée à l'hypothèse des générations spontanées, est étroitement liée à l'histoire de la fermentation de la fin du XVIIIe et tout le XIXe siècle. Deux grands paradigmes, à savoir la théorie chimique et la théorie physiologique, proposent d'expliquer la cause et les mécanismes de la fermentation qui était longtemps considérée par les savants comme un phénomène « mystérieux ». Les chimistes considèrent la fermentation comme un phénomène de catalyse dans lequel le ferment décompose le sucre pour produire de l'acide carbonique et l'alcool. D'autres chimistes tels que Liebig, soutiennent qu'elle est un phénomène de contact. Ils considèrent le ferment comme une substance morte d'origine végétale ou animale qui communique, par le contact, son mouvement de corruption à la matière fermentescible. La théorie chimique apparaît comme compatible avec l'hypothèse de la génération spontanée. Quant à la théorie physiologique, elle considère que la levure, par exemple, est composée de globules vivants et organisés. De Cagniard-Latour à Louis Pasteur, en passant par Turpin et Béchamp, la fermentation est présentée comme un phénomène « corrélatif d'un acte vital ». La thèse vitaliste du ferment réfute la génération spontanée. L'une des grandes controverses scientifiques naît de cette opposition. Plusieurs théories s'opposent, et avec elles, le développement de la biologie. La théorie des germes ou microbienne est parvenue de manière ‘'discutable'' à vaincre l'hypothèse de l'hétérogénie. La théorie des microzymas tente de s'opposer en ‘'arbitre'' de la controverse, non sans aussi être jugée de théorie hétérogéniste. L'observation de la fermentation sans cellules vivantes par Edouard Buchner ruine les prétentions de la théorie des germes de la fermentation. Mais la théorie microbienne de la maladie connaît un destin plus heureux avec la vaccination, malgré les critiques ou réserves des médecins. Le « mythe » pastorien s'est construit autour de ces succès.

Résumé traduit

At the crossroads of reflections on fermentation and spontaneous generations in the nineteenth century, meet philosophy, biology, chemistry and medicine. The problem of the origin of life, associated with the hypothesis of spontaneous generations, is closely linked to the history of fermentation in the late 18th and 19th centuries. Two major paradigms, namely chemical theory and physiological theory, propose to explain the cause and mechanisms of fermentation which was long considered by scholars as a «mysterious» phenomenon. Chemists see fermentation as a catalytic process in which the ferment breaks down sugar to produce carbonic acid and alcohol. Other chemists such as Liebig argue that it is a contact phenomenon. They consider the ferment as a dead substance of vegetable or animal origin which communicates, through contact, its corrupting movement to the fermentable matter. The chemical theory appears to be compatible with the hypothesis of spontaneous generation. The physiological theory considers that yeast, for example, is composed of living and organized globules. From Cagniard-Latour to Louis Pasteur, through Turpin and Béchamp, fermentation is presented as a «correlative phenomenon of a vital act». The vitalistic thesis of ferment refutes spontaneous generation. One of the great scientific controversies arises from this opposition. Several theories are opposed, and with them, the development of biology. Germ or microbial theory has succeeded in a ‘‘debatable' way to overcome the hypothesis of heterogeneity. The microzymas theory attempts to oppose itself as an ''arbiter of controversy', but it is also considered a heterogenistic theory. The observation of fermentation without living cells by Edouard Buchner ruins the pretensions of the theory of the germs of fermentation. But the microbial theory of disease has a happier fate with vaccination, despite criticism or reservations by doctors. The pastoralist “myth” was built around these successes.

  • Directeur(s) de thèse : Denis, Gilles - Yapi Ayénon, Ignace
  • Président de jury : Tirard, Stéphane
  • Rapporteur(s) : Loison, Laurent - Koudou, Landry Roland
  • Laboratoire : Institut de recherches historiques du Septentrion (Villeneuve d'Ascq, Nord)
  • École doctorale : École doctorale Sciences de l'homme et de la société

AUTEUR

  • Koné, Yacouba
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